Philippe Krümm rejoint le musée des Confluences de Lyon

Toute l’équipe de Vichy Enchères est fière de partager l’annonce de la nomination de Philippe Krümm, expert en instruments de musique populaire, en tant que Conseiller de la programmation scientifique et culturelle du musée des Confluences de Lyon. L’occasion de revenir sur la place des instruments de musique dans le monde et sur ce qu’ils peuvent nous en dire. 


“C’est avec les oreilles qu’on ouvre les yeux”

© Jacques-Henri Bayle

Philippe Krümm a intégré le service du musée visant à assurer l’entourage des expositions par l’organisation de rencontres autour d’un objet, de conférences, de masterclass, ou encore de concerts. Comme l’expert s’amuse à le dire : “c’est avec les oreilles qu’on ouvre les yeux”. Celui qui, dès l’âge de 15 ans, est parti à la rencontre des cultures du monde, considère “la musique comme une porte d’entrée” sur l’inconnu. Bien que la plupart des radios nous laissent croire le contraire, les musiques sont infinies, les instruments également. Dans un grand nombre de civilisations, la musique est avant tout cérémonielle et rythme la vie des individus, de la naissance à la mort. La notion d’artiste n’existe pas. Les instruments témoignent ainsi de la vie des gens. Ils racontent une histoire. Ce sont ces récits que Philippe Krümm, au sein du musée des Confluences, entend dévoiler au public. En effet, le musée des Confluences cherche à présenter l’Homme dans toute sa diversité, en rassemblant des millions d’objets, dont un grand nombre d’instruments. 


L’instrument comme témoin d’une culture

Au cours de ses voyages, Philippe Krümm s’est attaché à rencontrer les musiciens et facteurs d’instruments des lieux visités. C’est de cette observation directe des pratiques musicales, des savoir-faire et des gens, que se fonde aujourd’hui son expertise. Que ce soit pour le musée des Confluences, ou pour Vichy Enchères, son approche des instruments reste la même. L’instrument n’est jamais perçu comme un objet détaché de son histoire, mais toujours comme le témoin d’une culture et d’un mode de vie. Ainsi, tout en constituant un élément du patrimoine matériel d’une communauté, l’instrument renvoie également à son patrimoine culturel immatériel. Observer un instrument de musique populaire, c’est entrer en contact avec un peuple. 

Musée des Confluences de Lyon
Musée des Confluences de Lyon © Arnaud Contreras

Des objets peu représentés

Dès lors, on ne saurait que vous encourager à visiter le musée des Confluences. En effet, peu de musées présentent ce type de collections, mis à part quelques exceptions telles que le MuPop (musée des Musiques Populaires de Montluçon). Toutefois, Philippe Krümm rappelle que l’approche des objets reste différente en musée, puisqu’ils sont placés sous vitrine et non joués. Dans le privé, il déplore également que la plupart des collections restent dans l’ombre, ou encore que les grandes boutiques, telles que celles d’Alain Vian ou d’André Bissonnet, aient successivement fermés. Il se réjouit enfin que circulent, à Vichy Enchères, un grand nombre d’instruments populaires, que l’on peut approcher, voire essayer, lors des expositions :

“Cela permet à des passionnés d’en voir, car ils sont souvent cachés de tous. Vichy Enchères offre également la possibilité d’observer des instruments incroyables, fruits des fantasmes des plus grands luthiers, comme en témoignent la vielle à roue d’Ouvrard ou la cornemuse de Béchonnet de la vente à venir” (Vente d’instruments de musique à vent et à cordes pincées, 7 novembre 2020). 

Vielle à roue par OUVRARD
Vielle à roue par OUVRARD
Cornemuse par BÉCHONNET
Cornemuse par BÉCHONNET

Merci au musée des Confluences de Lyon qui nous a permis d’utiliser ses photographies.