Henri LIORET (1848-1938), génial inventeur du Lioretgraph

Les premiers phonographes de LIORET sont fabriqués en 1893, en collaboration avec Emile JUMEAU qui lui demande de réaliser un appareil reproducteur du son, miniaturisé, pouvant se loger dans le corps d’une poupée. Dès cette réalisation – couronnée de succès – Henri LIORET délaisse peu à peu l’horlogerie en faveur de la fabrication de phonographes. Un exceptionnel exemplaire de Lioretgraph vous sera proposé le 15 décembre 2012 à Vichy…   


Henri LIORET (1848-1938)

Né à Moret sur Loing le 26 juillet 1848, ce fils d’horloger, intelligent, ingénieux et curieux, va rapidement embrasser le métier de son père. À l’âge de 14 ans, il entre à l’école horlogère de Besançon d’où il sort premier de sa promotion quatre ans plus tard

Il devient alors son propre patron et son atelier prend un rapide essor, employant jusqu’à 60 personnes. Des pièces exceptionnelles sont réalisées telles que la pendule à complications commandée par le gouvernement français pour le Tzar Alexandre III.

Les premiers phonographes de LIORET

Les premiers phonographes de LIORET sont fabriqués en 1893, en collaboration avec Emile JUMEAU qui lui demande de réaliser un appareil reproducteur du son, miniaturisé, pouvant se loger dans le corps d’une poupée. Dès cette réalisation – couronnée de succès – Henri LIORET délaisse peu à peu l’horlogerie en faveur de la fabrication de phonographes.
Il dépose en mai 1893 un brevet décrivant la méthode de fabrication et de duplication de cylindres en celluloïd, plus solides et inusables, par rapport aux cylindres traditionnels en cire. Il est le premier à enregistrer et dupliquer des phonogrammes de longue durée (quatre minutes).
En 1894, il met au point le célèbre «Merveilleux», ayant pour base et technique le phonographe logé dans les poupées JUMEAU. L’année suivante, il met au point d’autres appareils totalement différents de ceux de ses concurrents américains. Les Lioretgraphs, (sans «e», nom générique donné par son inventeur aux appareils sortant de ses ateliers) ne sont pas équipés de vis sans fin, ni de reproducteurs, et parlent à «haute voix», sans l’aide de tubes acoustiques, mais grâce à des résonateurs à membranes multiples.
De nombreux modèles sortent de l’atelier de Henri LIORET, en particulier le Lioretgraph No 3 de 1899, disposant d’un grand volant régulateur, pavillon et reproducteur en aluminium. La particularité de ce type de phonographe réside dans le fait que le moteur est mû par la chute d’un poids, à l’instar des horloges. Ce système confère une rotation régulière du moteur, éliminant ainsi le défaut des moteurs traditionnels, ayant tendance à l’épuisement de l’inertie causée par la détente progressive du ressort.
Ces Lioretgraphs sont ainsi montés sur une tablette supportée par un trépied en bois noirci, à une hauteur d’environ 1m30 du sol, permettant la descente du poids.

Notons que ces quelques lignes ne font que survoler l’œuvre de ce génial inventeur, horloger et mécanicien que fût Henri LIORET. N’oublions pas qu’il fût tout aussi important dans l’évolution de l’étude du son et connaissances de l’acoustique que les illustres Charles CROS, Thomas EDISON, ou bien Scott de MARTINVILLE.

Denis LAMBOTTE, expert en musique mécanique

HENRI LIORET (1848-1938), BRILLIANT INVENTOR OF THE LIORETGRAPH

The first LIORET phonographs were made in 1893, in collaboration with Emile JUMEAU who asked him to make a miniaturised sound reproducing device that could be housed in the body of a doll. After this successful achievement, Henri LIORET gradually abandoned watchmaking in favour of the manufacture of phonographs. An exceptional example of Lioretgraph will be proposed to you on December 15, 2012 in Vichy…


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