La collection de Jean-Claude Veilhan, qui sera dispersée à Vichy Enchères le 7 novembre 2026, rassemble des instruments qui ont accompagné plusieurs décennies de pratique et de recherche. Clarinettiste de formation, Veilhan s’est très tôt tourné vers les instruments anciens afin d’aborder des répertoires qui s’étendent du Moyen Âge au XIXème siècle. Flûtes à bec, cromornes, chalumeaux, clarinettes anciennes et cors de basset occupent ainsi une place importante dans son parcours. La collection porte directement la trace de ce travail. Quelques instruments anciens y côtoient de nombreuses copies et reconstitutions contemporaines, auxquelles s’ajoutent des corps de rechange, des barillets, des becs et des anches. Leur réunion permet de suivre le parcours d’un musicien pour lequel la recherche sur les répertoires s’est accompagnée d’une recherche tout aussi importante sur les instruments nécessaires à leur interprétation.
Né en 1940, Jean-Claude Veilhan reçoit d’abord une formation de clarinettiste moderne. Il étudie à Versailles et à Paris auprès d’Henri Dionet et Ulysse Delécluse, ainsi que la musique de chambre avec Jean Françaix. Il se tourne ensuite vers les instruments anciens et s’initie auprès d’Antoine Geoffroy-Dechaume à l’interprétation des musiques des XVIIème et XVIIIème siècles.
Ce passage aux instruments anciens répond à son désir d’explorer des répertoires antérieurs à celui de la clarinette moderne. Veilhan explique lui-même avoir voulu aborder un répertoire antérieur à celui de la clarinette, le conduisant notamment vers la flûte à bec. Il apprend également le traverso et pratique bientôt un panel d’instruments beaucoup plus large.
Cette diversité apparaît dès les années 1970. Au sein du Florilegium Musicum de Paris, Veilhan joue notamment flûtes à bec, cromornes, bombardes, chalumeau et hautbois du Poitou. Son activité s’inscrit alors dans la redécouverte de répertoires allant du Moyen Âge à l’époque baroque. Il participe également pendant de nombreuses années à La Grande Écurie et la Chambre du Roy, fondée en 1966 par Jean-Claude Malgoire et qui compte parmi les ensembles pionniers du renouveau de l’interprétation sur instruments anciens en France. Veilhan y tient une place importante, d’abord à la flûte à bec, puis également dans les répertoires liés à la clarinette ancienne et à la clarinette de basset. Cette collaboration se poursuit pendant de nombreuses années. En 1977, Veilhan enregistre avec La Grande Écurie et la Chambre du Roy les Six Concertos pour flûte, op. 10 de Vivaldi (Antonio Vivaldi, Six Concertos pour flûte, op. 10, CBS, 1977).
Dix ans plus tard, on le retrouve à la clarinette de basset dans le Concerto K. 622 de Mozart avec le même ensemble, travail qui aboutira également à l’enregistrement de L’Œuvre pour clarinette de basset[1]. La Grande Écurie accompagne ainsi plusieurs étapes importantes de ses recherches sur les instruments anciens et leurs répertoires.
Parallèlement aux concerts et aux enregistrements, Veilhan entreprend un important travail sur les sources. Il publie en 1977 Les Règles de l’interprétation musicale à l’époque baroque, consacré notamment à la notation, au tempo, à l’articulation et à l’ornementation, puis poursuit ses travaux autour de la flûte à bec[2]. L’ouvrage fut traduit dans un grand nombre de langues, y compris le japonais, rendant compte de la portée de ses recherches.
[1] INA, 1987 ; Wolfgang Amadeus Mozart, L’Œuvre pour clarinette de basset, K617
[2] Jean-Claude Veilhan, Les Règles de l’interprétation musicale à l’époque baroque, Paris, Alphonse Leduc, 1977



Après ses recherches sur les flûtes anciennes, Jean-Claude Veilhan revient à la clarinette, mais en s’intéressant à celles historiques. Cette étape est importante pour comprendre la collection actuelle.

Il travaille notamment à partir des instruments anciens de la collection de Geneviève Thibault de Chambure, conservatrice du Musée instrumental du Conservatoire de Paris. Celle-ci le présente comme le premier interprète en France à remettre la clarinette ancienne en usage.
Dès 1974, Veilhan donne à Paris, avec Noël Lee au pianoforte et Sigiswald Kuijken à l’alto, le Trio des quilles de Mozart sur instruments d’époque. Cette exécution, présentée comme une première en France, montre que son travail sur la clarinette historique est déjà engagé au milieu des années 1970.
Veilhan ne s’intéresse d’ailleurs pas à un seul état de l’instrument. Ses recherches le conduisent aussi à explorer les différents instruments de la famille de la clarinette et leurs répertoires, du chalumeau chez Vivaldi et Graupner, au cor de basset, en passant par les clarinettes du XVIIIème siècle. Il enregistre également l’intégrale des six concertos pour clarinette en ré de Johann Melchior Molter sur instruments d’époque et poursuit ses recherches autour de Mozart et d’Anton Stadler.
Ce travail s’étend ensuite au XIXème siècle. Sa discographie comprend notamment le Quintette avec clarinette de Brahms dans sa version originale sur instruments d’époque, ainsi que le Quintette avec clarinette de Stephan Krehl, contemporain de Brahms. La clarinette ancienne est donc envisagée sur une période beaucoup plus large que le seul XVIIIème siècle, puisque Jean-Claude Veilhan cherche à retrouver les différents instruments correspondant aux répertoires qu’il aborde.
Ce travail d’interprète s’accompagne d’une activité de recherche et d’enseignement. Veilhan donne notamment des conférences d’organologie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et enseigne la clarinette ancienne au CNSM de Lyon. Ses publications prolongent elles aussi ce travail – depuis les règles de l’interprétation baroque jusqu’aux ouvrages pédagogiques consacrés à la flûte à bec.
En 1981, il est également à l’origine de la création de l’Association française pour la flûte à bec, dont il devient président.
L’association publie pendant neuf ans la revue Flûte à bec, devenue Flûte à bec et instruments anciens (FABIA). Les numéros de cette revue témoignent notamment des recherches menées à cette époque sur les instruments conservés dans les musées et sur leur reconstruction.
Cette activité permet de mieux comprendre la collection. Les instruments y apparaissent comme les traces d’un travail mené à la fois dans les bibliothèques, dans les collections publiques, auprès des facteurs et dans la pratique musicale.







Le cor de basset représente l’un des prolongements les plus importants de ces recherches. Avec Éric Lorho et Jean-Louis Gauch, Veilhan fonde le Trio di Bassetto, ensemble constitué autour de cet instrument et des formations qui existaient à l’époque de Mozart.
Le Trio s’attache à faire revivre un répertoire de la fin du XVIIIème siècle alors largement oublié. Les trois musiciens effectuent des recherches dans les bibliothèques d’Europe centrale et travaillent notamment sur les œuvres de Mozart et d’Anton Stadler. Pour K617, ils enregistrent l’intégrale des Terzetten de Stadler pour cors de basset ainsi que les cinq Divertimenti de Mozart, auxquels s’ajoutent trios, quatuors et quintettes associant clarinettes et cors de basset[1].
La recherche des partitions s’accompagne de celle des instruments et s’associe, pour cela, au facteur Andreas Schöni qui reconstitue des chalumeaux et des clarinettes allemands et viennois :
“Le Trio di Bassetto s’attache depuis sa création à faire revivre ces musiques, souvent oubliées de nos jours, dont l’Europe centrale était friande. Il s’est associé dans ses recherches avec le facteur Andreas Schöni qui a reconstitué des instruments allemands et viennois de l’époque (chalumeaux et clarinettes) et, en particulier, les fameux cors de basset du viennois Theodor Lotz, qui travaillait lui-même en collaboration avec Anton Stadler.”
Le Trio di Bassetto et ses invités, Mozart. Prague, les dernières vendanges, livret du disque, K617, réf. K617167, p. 24.
Ce travail prolonge ainsi une recherche commencée bien auparavant par Veilhan sur les différentes formes de la clarinette. Après avoir remis en pratique les clarinettes historiques, il retrouve avec le Trio les répertoires destinés au cor de basset et travaille avec les facteurs à la restitution des instruments nécessaires pour les jouer.
[1] Trio di Bassetto, livret K617





Les clarinettes anciennes sont l’un des ensembles les plus importants de la collection. Parmi elles se trouve un coffret parisien du milieu du XIXème siècle réunissant une clarinette en ut et une clarinette en si bémol portant l’estampille de Clair Godefroy Aîné, avec un corps de rechange pour la.
La maison Godfroy appartient aux grandes familles de facteurs d’instruments à vent issues de La Couture-Boussey avant de développer son activité à Paris. Clair Godfroy Aîné est récompensé aux Expositions des produits de l’industrie dès sa première participation en 1823[1]. En 1834, le jury estime qu’on lui doit “de grands perfectionnements dans les instruments à vent”[2] et relève notamment les innovations apportées à sa clarinette, aux côtés de sa petite flûte et de sa flûte-flageolet. Si la maison est aujourd’hui surtout connue pour ses flûtes, elle produit donc également des clarinettes et participe aux recherches consacrées à leur facture.
[1] William Waterhouse et Lyndesay G. Langwill, The New Langwill Index: a Dictionary of Musical Wind-Instrument Makers and Inventors, London, Tony Bingham, 1993
[2] Rapport de jury de l’Exposition des produits de l’industrie française, 1834
Le coffret conservé par Veilhan est également intéressant par la réunion de plusieurs tonalités. Les corps de rechange permettent alors de répondre aux différentes tonalités de jeu mais aussi aux variations du diapason, avant son uniformisation en France en 1859[1].
Une clarinette estampillée Baumann, en si bémol avec barillet de la, témoigne d’une autre facture du début du XIXème siècle. L’instrument de la collection, construit en buis et muni de cinq clefs carrées en laiton, conserve encore les caractéristiques d’une facture proche de celle de la fin du XVIIIème siècle.
D’autres instruments complètent cet ensemble, notamment des clarinettes de J. F. Martin, D. Noblet Aîné et Amlingue. Les familles Martin et Noblet appartiennent au foyer de La Couture-Boussey, important centre de la facture des bois au XIXème siècle – les Noblet s’étant notamment spécialisés dans la clarinette et ayant repris en 1855 le fonds de François Lefèvre[2].
[1] Musée des instruments à vent, “Les facteurs d’instruments de La Couture-Boussey”
[2] Musée des instruments à vent, “Les facteurs d’instruments de La Couture-Boussey”
Les autres vents anciens sont moins nombreux. Une flûte en buis à cinq clefs de Thibouville Buffet, réalisée vers 1850, rappelle néanmoins la place occupée par les ateliers de La Couture-Boussey dans la facture française du XIXème siècle. La famille Thibouville y développe une production particulièrement étendue, comprenant notamment flûtes, clarinettes, hautbois, flageolets, cors anglais et bassons.
Plus singulier est le flageolet d’oiseau de la fin du XVIIIème siècle, réalisé en ébène avec bague et bec en ivoire. À côté du flageolet de Thibouville du début du XIXème siècle également présent dans la collection, il témoigne d’une forme spécialisée du flageolet aujourd’hui beaucoup moins familière. Des exemplaires du XVIIIème siècle, notamment de Charles Bizey, sont conservés au Musée de la musique.
Ces quelques instruments anciens prennent surtout leur sens lorsqu’ils sont rapprochés des nombreuses copies et fabrications contemporaines conservées par Veilhan. Celles-ci correspondent beaucoup plus directement aux instruments qu’il a pratiqués au cours de sa carrière.





La flûte à bec occupe une place importante dans la collection comme dans la carrière de Veilhan. Les instruments de Claude Monin, Dolmetsch, Moeck ou Hans Coolsna appartiennent au contexte de redécouverte moderne de l’instrument auquel il participe dès les années 1970. Ses publications et son enseignement témoignent parallèlement de son souci de retrouver les pratiques décrites par les sources anciennes. Les cromornes permettent de mesurer l’étendue de cette pratique.


La collection comprend notamment un ensemble contemporain de quatre instruments de tonalités différentes, auquel s’ajoute un cromorne droit. Leur présence correspond à une pratique attestée très tôt chez Veilhan. En 1973, au Festival d’Avignon, il joue déjà des cromornes avec le Florilegium Musicum de Paris, aux côtés des flûtes à bec, bombardes, du chalumeau et du hautbois du Poitou. En 1976, il joue encore du cromorne, aux côtés de la flûte traversière et des flûtes à bec Renaissance, dans l’enregistrement des XIX Chansons nouvelles de Clément Janequin par l’Ensemble Polyphonique de France, sous la direction de Charles Ravier[2].
Il en va de même du chalumeau, auquel Veilhan consacre une part importante de ses recherches et de sa discographie. Il travaille notamment sur les œuvres de Vivaldi et Graupner et enregistre une anthologie consacrée aux concertos du XVIIIème siècle pour chalumeau et orchestre. Les trois chalumeaux d’Andreas Schöni et celui de Moeck conservés dans la collection prennent ainsi place dans une pratique bien documentée.
Flûtes à bec, cromornes et chalumeaux montrent que le passage de Veilhan aux instruments anciens ne s’est jamais limité à l’adoption d’un nouvel instrument. Il cherche au contraire les vents correspondant aux différents répertoires qu’il souhaite aborder.
[2] Clément Janequin, XIX Chansons nouvelles, Ensemble Polyphonique de France, dir. Charles Ravier, Astrée, enregistrement 1976
Cette démarche pose nécessairement la question de la reconstruction lorsque les instruments recherchés ne sont plus disponibles sous une forme jouable. Les collections des musées prennent alors une importance particulière.
Ce lien apparaît très tôt dans le parcours de Veilhan puisque son retour à la clarinette s’effectue déjà grâce aux instruments historiques de la collection de Geneviève Thibault de Chambure. En 1984, la reconstruction d’un cor de basset de Friedrich Gabriel August Kirst conservé au Musée du Conservatoire de Paris fournit un autre exemple de cette démarche. Laurent Verjat en réalise alors un exemplaire pour Jean-Claude Veilhan, destiné notamment au répertoire de Mozart [1].
L’original conservé au Musée du Conservatoire de Paris est étudié et mesuré. Son diapason, sa perce et ses dimensions sont relevés. Henri Gohin intervient notamment pour le tournage et la perce, tandis que Laurent Verjat réalise les clefs et les coudes[2]. La copie procède donc directement de l’examen de l’instrument historique et répond à un besoin précis de l’interprète.
Dans la collection de Veilhan, une clarinette en buis à deux clefs réalisée par Laurent Verjeat d’après Denner s’inscrit dans cette même logique. Verjat apparaît également parmi les auteurs de relevés techniques de clarinettes historiques conservées au Musée de la musique, notamment des instruments de Johannes Scherer et de Godefroy Adrien Rottenburgh. L’étude des collections et la réalisation de nouveaux instruments apparaissent ainsi étroitement liées.
[1] Le cor de basset de Friedrich Gabriel August Kirst (Potsdam 1750-1806) », Flûte à bec et instruments anciens (FABIA), n°18, Association française pour la flûte à bec, 1985
[2] Le cor de basset de Friedrich Gabriel August Kirst (Potsdam 1750-1806) », Flûte à bec et instruments anciens (FABIA), n°18, Association française pour la flûte à bec, 1985





Parmi les facteurs représentés dans la collection, Andreas Schöni occupe une place particulière. Veilhan conserve de lui une clarinette d’amour, plusieurs cors de basset, trois chalumeaux ainsi qu’un ensemble de trois clarinettes en ut, si bémol et la.
Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, Schöni est directement impliqué dans l’étude des instruments historiques. Dans les années 1980, il réalise des relevés de clarinettes de Johannes Scherer, Godefroy Adrien Rottenburgh, Friedrich Gabriel August Kirst, Jean-Jacques Baumann et Nicolas Winnen conservées au Musée de la musique de Paris.
Sa collaboration avec le Trio di Bassetto s’inscrit dans le prolongement de ces recherches (cf ci dessous). Les recherches des musiciens dans les bibliothèques trouvent ainsi leur pendant dans le travail du facteur sur les instruments conservés. Veilhan et ses amis musiciens retrouvent les œuvres, tandis que des facteurs comme Schöni étudie les instruments et en restitue la facture. Les nombreux instruments de Schöni présents dans la collection sont donc aujourd’hui les témoins de cette collaboration.


Aux côtés d’Andreas Schöni, Olivier Cottet occupe une place importante parmi les facteurs contemporains présents dans la collection. Nommé Maître d’Art en 2002, il s’est consacré à la facture et à la reconstitution des instruments à vent historiques, travaillant notamment à partir d’instruments conservés dans les musées et de sources anciennes. Son activité concerne principalement les instruments à anche double. Dans le cadre d’un projet de recherche de la Schola Cantorum de Bâle consacré aux instruments de la Grande Écurie, il réalise notamment trois modèles de cromornes français à partir de l’étude des sources et des instruments conservés[1].
[1] Robin, Vincent, “Un essai de reconstruction des Cormornes de la Grande Écurie à la cour de Louis XIV”, Schola Cantorum Basiliensis, projet de recherche La Grande Écurie du Roi. Projet zur Erforschung und Rekonstruktion der Instrumente und ihres Repertoires am Hof Ludwigs XIV. und XV., 1er décembre 2009
Son travail autour de la clarinette de basset et du cor de basset est particulièrement bien représenté chez Veilhan. La collection comprend une copie moderne de clarinette de basset en la, en buis, munie de dix clefs en laiton et accompagnée d’un second pavillon de rechange. S’y ajoutent un autre corps de basset au pavillon estampillé “GAUDET” et un corps de clarinette de basset en la, réalisé vers 1990. Cet ensemble prend naturellement place parmi les instruments réunis par Veilhan pour ses recherches sur les formes graves de la famille de la clarinette.
Cottet et Schöni appartiennent ainsi à cette génération de facteurs dont le travail de reconstitution a rendu possible la remise en pratique de nombreux instruments à vent historiques. Leur présence dans la collection rejoint directement la démarche de Veilhan, fondée sur le retour aux instruments correspondant aux répertoires qu’il souhaitait étudier et interpréter.
La collection de Jean-Claude Veilhan apparaît étroitement liée à son parcours. Formé à la clarinette moderne, il se tourne d’abord vers les flûtes anciennes pour explorer des répertoires antérieurs, avant de revenir à la clarinette par l’intermédiaire des instruments historiques conservés dans les collections publiques. À partir de là, ses recherches s’étendent aux différents membres de cette famille, du chalumeau au cor de basset, puis jusqu’aux clarinettes du répertoire romantique. Les instruments anciens de Godfroy, Baumann, Martin ou Noblet témoignent de cette attention portée à l’histoire de la facture. Les flûtes à bec, cromornes et chalumeaux correspondent quant à eux à un panel d’instruments effectivement pratiqué par Veilhan, tandis que les nombreuses reconstitutions rappellent le travail mené avec les facteurs pour retrouver des instruments qui n’étaient plus disponibles sous leur forme historique. Nous vous donnons rendez-vous le samedi 7 novembre pour suivre la dispersion de cette remarquable collection.
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