Le 3 décembre 2026, Vichy Enchères vous propose une vente d’archets un peu particulière, organisée au profit de l’IPCI France-Europe – l’une des quatre antennes de l’association internationale œuvrant à la sauvegarde du pernambouc. À cette fin, plusieurs figures incontournables de l’archèterie contemporaine ont accepté de réaliser un archet spécialement pour l’occasion, afin de contribuer à la conservation de cette espèce dont la disparition mettrait en péril un patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Vichy Enchères tient à remercier chaleureusement les archetiers qui ont accepté de participer à cette vente et de soutenir l’IPCI. Nos remerciements vont ainsi à Samuel Barreau, Catherine Baroin, Victor Bernard, Sylvain Bigot, Doriane Bodart, Noel Burke, Pascal Camurat, Emmanuel Carlier, Claudia Carmona, Denis Declerck, Niall Flemming, Daniel Formigoni, Jon Hess, Yukari Katayama, Tibor Kovács, Gary Leahy, Yannick Le Canu, Sylvie Masson, Alberto Mateo, Pierre Nehr, Gabriel Pasquier, Magdalena Sapeta, Christophe Schaeffer, Paul Hugo Schloeder, Jean-Yves Tanguy, Joséphine Tomachot et Anna Vaczula.
Face au grave épuisement de la forêt tropicale atlantique brésilienne et aux menaces pesant sur le pernambouc – un arbre endémique de cette région – des centaines d’archetiers du monde entier se sont réunis à partir des années 2000 pour oeuvrer à la conservation de l’espèce, en créant l’International Pernambuco Conservation Initiative (IPCI).
L’association compte aujourd’hui plus de 400 membres issus de 24 pays et répartis en quatre grandes organisations que sont l’IPCI-Canada, l’IPCI France-Europe, l’IPCI-Allemagne et l’IPCI-USA. L’association élabore des plans d’action pour inverser la dynamique néfaste au pernambouc et assurer sa préservation, ainsi que la restauration de l’espèce par la mise en place des conditions nécessaires à son utilisation durable.
Les actions de l’IPCI sont financées par ses membres, en grande majorité des archetiers, qui s’engagent depuis plusieurs années pour la préservation du pernambouc.
Souhaitant à son tour soutenir cette mobilisation et contribuer au financement des programmes de conservation de l’association, Vichy Enchères organise le 3 décembre 2026 une vente caritative réunissant près d’une trentaine d’archetiers, qui ont accepté de consacrer une partie de leur temps et de leur savoir-faire à la réalisation d’instruments spécialement conçus pour l’occasion.

Il faut dire que la forêt atlantique brésilienne a perdu une grande partie de sa superficie depuis le début de la colonisation du pays. Selon la fondation SOS Mata Atlântica, seul 12,4 % de sa couverture forestière originelle subsiste sous forme de forêts matures relativement préservées.
Cette disparition s’explique principalement par le développement de l’agriculture, notamment les plantations de canne à sucre et de café, puis par l’extension des pâturages et l’urbanisation.
Si le pernambouc a également été exploité pour son bois, la disparition de son habitat naturel résulte donc de transformations bien plus vastes, engagées plusieurs siècles auparavant.
Pour tenter d’enrayer cette disparition, l’IPCI a noué des partenariats avec plusieurs organismes scientifiques et environnementaux brésiliens, ainsi qu’avec des agriculteurs locaux.
Entre 2001 et 2022, ces collaborations ont permis la plantation de 340 800 jeunes plants de pernambouc, dont certains dans des zones destinées à la conservation de l’espèce et d’autres au sein d’exploitations agricoles, notamment des plantations de cacao.
Ces arbres pourront, à terme, contribuer au renouvellement du pernambouc et, pour certains, fournir du bois destiné à l’archèterie, dans le respect de la législation brésilienne.
Plus qu’un drame sur le plan naturel, cet épuisement des réserves de pernambouc représente un appauvrissement sur le plan culturel, puisqu’il menace toute la filière de la musique au sens large. En effet, depuis plus de 200 ans – notamment grâce aux travaux de François-Xavier Tourte (1747-1835), considéré comme le père de l’archet moderne – ce bois est indissociable de la confection de l’instrument.

Sa survie est essentielle à la communauté musicale, puisque le pernambouc est lié à l’histoire des instruments à cordes et à l’évolution de leur répertoire.
Sa disparition menacerait ainsi bien davantage qu’un savoir-faire artisanal, puisqu’elle toucherait aussi à la transmission d’un patrimoine musical qui, au fil des siècles, s’est enrichi des échanges entre les peuples et participe aujourd’hui de notre héritage culturel commun.
“La conservation du pernambouc est d’une importance cruciale pour notre métier et pour la musique d’instruments à cordes.
Pour les musiciens confirmés et les professionnels, il n’y a tout simplement pas de substitut à la capacité de jeu et à la création de tonalité rendues possibles par le pernambouc.
Comme les instruments, chaque archet est unique dans ses qualités et est lui-même une œuvre d’art et de culture historique. Il n’est pas exagéré de dire que l’avenir de la musique pour instruments à cordes telle que nous la connaissons dépend à la fois de la conservation de l’espèce et d’une approche équilibrée de la réglementation commerciale.”[1]
[1] Les actions de l’IPCI en faveur de la conservation du pernambouc au Brésil, 2001-2022. Document de synthèse publié par l’International Pernambuco Conservation Initiative (IPCI), 27 octobre 2022.
La vente du 3 décembre prochain réunira ainsi des archets réalisés spécialement pour l’occasion par plusieurs grands noms de l’archèterie contemporaine.
Aux pièces individuelles viendront s’ajouter deux réalisations collectives, l’une réunissant Doriane Bodart, Pierre Nehr, Niall Flemming, Samuel Barreau, Victor Bernard et Jon Hess, sous le nom de Viola’s 22, l’autre réalisée par Emmanuel Carlier, Yannick Le Canu et Sylvain Bigot, au sein du collectif YES.
Certains archetiers ont également choisi de présenter plusieurs archets, tels que Christophe Schaeffer. Tous ont accepté de consacrer une partie de leur travail à cette initiative, dont les bénéfices destinés à l’IPCI France-Europe contribueront à poursuivre les programmes de conservation du pernambouc.
Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 3 décembre 2026 à Vichy Enchères pour découvrir ces réalisations et soutenir l’IPCI.
À l’occasion du congrès Viola’s 2022, un premier archet d’alto avait été réalisé et offert à la lauréate du concours de jeunes musiciens. Nous avons souhaité prolonger cette initiative en profitant de l’occasion pour réaliser un second archet d’alto dans nos ateliers. Celui-ci a été prêté pendant une année au deuxième lauréat du concours. Nous sommes aujourd’hui heureux de proposer cet archet à la vente, au profit de l’IPCI France-Europe, afin de soutenir ses actions en faveur de la préservation et de la protection du pernambouc.
Participants au projet : Victor Bernard, Doriane Bodart, Niall Flemming, Samuel Barreau, Jon Hess et Pierre Nehr
Après un cursus de violon au Conservatoire de Toulouse, il quitte le sud de la France pour Mirecourt afin de se former aux rudiments de la lutherie à l’école Jean-Jacques Pages.
Il exerce ensuite le métier de luthier pendant quelques années, mais c’est à la faveur d’une formation auprès d’Emmanuel Bégin, en 2013, à Montréal (Canada), qu’il oriente sa carrière vers la spécialisation en archeterie.
Il affine ensuite sa technique avec quelques grands noms de l’archeterie contemporaine comme Arthur Dubroca et Alexandre Aumont, Yannick Le Canu, ou encore Jean-Luc Tauziede.
En 2015, il ouvre son atelier d’archeterie à Toulouse, au sein d’un local qu’il partage avec un confrère luthier (Benoît Germain) et une librairie musicale (Le Croquenotes).
En 2019, il est lauréat du concours Viola’s et se voit décerner le prix coup de cœur Etienne Tavitian.
Victor Bernard est né en 1985 près de Paris, en France.
Après avoir obtenu son diplôme à la Newark School of Violin Making, en Angleterre, passionné par la fabrication d’archets, il a multiplié les expériences professionnelles auprès de fabricants d’archets de renom en Europe.
En 2014, il rejoint l’Atelier Flagey à Bruxelles et travaille aux côtés de la luthière Joanne Van Bosterhaut.
Victor est membre fondateur d’Ekho en Belgique et de Klanggestalten en Allemagne, associations créées pour promouvoir la lutherie et la fabrication d’archets contemporains à travers des expositions, des concerts, des masterclasses et des conférences.
Il participe régulièrement à des salons internationaux de fabrication d’archets, en Belgique, en France, en Allemagne, en Angleterre, en Irlande, aux États-Unis, au Japon…
Il a remporté six médailles d’or au concours de la Violin Society of America, ce qui lui a permis d’obtenir le statut « Hors Concours » et ne lui permet donc plus de présenter son travail. Il a également remporté le premier prix du concours de fabrication d’archets de Viola’s Paris, ainsi qu’une médaille d’or, deux d’argent et une de bronze au Concours international de fabrication d’archets de Mittenwald, en Allemagne.
Née de parents luthiers, elle fait son apprentissage en 1994 à Mirecourt chez Gilles Duhaut, à Bruxelles chez Pierre Guillaume, puis chez Stéphane Thomachot à Paris, chez qui elle reste 3 ans.
Elle se perfectionne auprès de Noel Burke en Irelande. En 1999, elle s’installe à Paris et développe ses propres archets en travaillant uniquement dans la tradition française.
Ses archets sont joués par des membres de quatuor, des solistes, et des musiciens d’orchestre dans le monde entier.
Niall est un archetier primé qui vit et travaille à Bruxelles, en Belgique. Parmi ses distinctions figurent deux médailles d’or de la Violin Society of America (2022), le 2ème Prix au Concours d’Archeterie Violas à Paris (2019) et quatre certificats de fabrication de la Violin Society of America (2018/2024). Niall s’inspire pour son travail de l’âge d’or de l’archèterie française. Certaines de ses plus grandes influences incluent les œuvres de E. Pajeot, N. Maire et F. X. Tourte. Niall a été formé à la méthode française traditionnelle par Noel Burke et la lignée de sa formation remonte à Bernard Ouchard par Noel Burke et Stéphane Thomachot.
Niall est né à Brisbane, en Australie, en 1987, et a grandi en Irlande. Il est un musicien de la musique irlandaise traditionnelle passionné depuis son plus jeune âge et a reçu plusieurs prix pour son jeu lorsqu’il était plus jeune. Son amour pour la lutherie s’est manifesté à l’âge de 16 ans, lorsqu’il a suivi le cours d’été de lutherie, dirigé par Juliet Barker à Cambridge. C’est là qu’il a entendu parler de l’école de fabrication d’instruments de musique de Newark et, dès qu’il a terminé ses études, il s’est inscrit et a terminé le cours en 2010. Au cours de sa dernière année à Newark, Niall a travaillé à temps partiel dans la branche londonienne de Stringers. d’Édimbourg, où il a acquis sa première expérience de l’entretien de base des archets. C’est là qu’il décide de se lancer dans l’archèterie et obtient un apprentissage chez Pierre Guillaume de la Maison Bernard à Bruxelles. Son travail était principalement axé sur la restauration et l’entretien des archets, mais il a eu l’occasion de travailler avec de nombreux beaux archets français et était déterminé à poursuivre la fabrication dans ce beau style.
À la fin de cet apprentissage, Niall a recherché le célèbre archetier irlandais Noel Burke pour approfondir sa fabrication. Il a passé deux ans à travailler sur un banc à côté de Noel dans son atelier, absorbant autant de connaissances que possible. Il a ensuite ouvert son premier atelier à Kilkenny, en Irlande, tout en maintenant une relation de collaboration avec son ancien maître afin de perfectionner ses compétences et son style.
En 2020, Niall est retourné à Bruxelles, où il continue de travailler depuis son petit atelier.
Luthier primé, formé et exerçant en France

En septembre 1995, à l’âge de seize ans, Pierre Nehr débute son apprentissage auprès de son frère Jean-Pascal, à Marseille. En 1998, il obtient à Mirecourt son diplôme de fin d’apprentissage d’archetier. En 2002, il ouvre son propre atelier à Paris, où il se consacre à la fabrication d’archets de sa propre conception et à la restauration d’archets anciens pour des luthiers, marchands et collectionneurs internationaux.
À l’été 2024, après plus de vingt ans passés à Paris, il se réinstalle près d’Aix-en-Provence afin de se consacrer entièrement à la création de ses archets. Chacun de ses archets est entièrement réalisé à la main. Son travail s’inscrit dans la grande tradition des maîtres français du XIXᵉ siècle, dont il perpétue l’héritage tout en y apportant sa sensibilité, sa vision et sa touche personnelle.
Son travail a notamment été récompensé par un certificat de mérite pour un archet de violon au concours de la Violin Society of America en 2008, une médaille d’or pour un archet de violoncelle et une médaille de bronze pour un archet de violon au concours de Mittenwald en 2010, ainsi qu’un certificat de mérite pour un archet de violoncelle au concours de la Violin Society of America en 2012.
En 2023, il obtient le Grand Prix des jurys archetiers pour un archet de violoncelle au concours international de Mirecourt.
Honoré de la médaille d’argent au concours de la ville de Paris et du titre de l’« Un des Meilleurs ouvriers de France » en 2011 pour son travail de lutherie, Sylvain Bigot est expert près de la Cour d’Appel de Paris.
A chaque fois qu’un archet ancien lui est présenté, Sylvain Bigot se lance dans une nouvelle enquête historique. « J’observe les détails de fabrication, les particularités techniques et stylistiques afin de pouvoir le dater avec exactitude et retrouver ainsi son auteur. Car les grands archetiers français des XVIIIème et XIXème siècles ne signaient jamais leurs modèles », détaille ce passionné d’histoire de l’archèterie française. Plus de 1 000 archets anciens lui sont en effet soumis à expertise chaque année, avant leur mise aux enchères lors des grandes ventes d’instruments de musique de Vichy.
En 1994, Sylvain Bigot vient d’être diplômé de la prestigieuse École nationale de lutherie Jean-Baptiste Vuillaume à Mirecourt. Le jeune luthier de 23 ans accepte par curiosité la proposition de Jean-François Raffin d’effectuer un stage à ses côtés dans son atelier d’archèterie. Plus qu’une découverte, l’archet devient vite une passion. Dès sa première semaine de stage, le jeune fabriquant de violons sait qu’il se consacrera désormais à l’archèterie.
Après 10 ans passés dans l’atelier de Jean-François Raffin à fabriquer, réparer, entretenir et expertiser des archets, Sylvain Bigot ouvre sa propre boutique d’artisan-archetier en 2003. Après sa nomination comme expert près de la Cour d’Appel de Lyon en 2011, Jean-François Raffin lui fait une nouvelle proposition qu’il ne tardera pas à accepter : rejoindre son cabinet d’expertise au coté de Yannick Le Canu. Sylvain Bigot est nommé comme expert près de la Cour d’Appel de Paris en 2024.
Luthier récompensé par deux médailles d’argent au concours de la ville de Paris, de cinq médailles d’or lors de concours internationaux et du titre de l’« un des Meilleurs Ouvriers de France » en 2008, Yannick Le Canu est expert près la Cour d’Appel de Douai.
Adolescent, Yannick Le Canu passe le plus clair de son temps dans l’atelier de lutherie et d’archèterie de son oncle, le célèbre établissement de Loïc Le Canu et Bernard Millant. Son intérêt se porte vite sur les archets, tant en fabrication, en restauration qu’en expertise. Celui qui a fait de l’expertise d’archets son métier participe à ce titre à la préparation des plus grandes ventes aux enchères internationales d’archèterie à Vichy. Les portes de la maison de ventes lui ont été ouvertes par un autre célèbre expert en archets, Jean-François Raffin, qui a lui-même travaillé sous la direction de Bernard Millant pendant plus de 17 ans. « En 2012, Jean-François Raffin me propose de collaborer avec lui, et avec Sylvain Bigot, dans son cabinet d’expertise.
Depuis, nous nous retrouvons tous les vendredis à Paris pour analyser les milliers d’archets qui nous sont amenés, et dont nombre d’entre eux se retrouvent au catalogue des ventes de Vichy. Chacune des expertises est menée conjointement par nous trois », détaille Yannick Le Canu. Classé aujourd’hui « hors concours » en raison de ses nombreuses récompenses, Yannick le Canu n’a pas pour autant quitté l’univers de la compétition : il en est désormais l’un des jurés et conférenciers !
Emmanuel Carlier débute sa formation en archèterie en 2005.
Après avoir été l’assistant de Pierre Guillaume, il quitte Bruxelles pour effectuer une résidence à la Villa Médicis, l’Académie de France à Rome.
Depuis 2014, il travaille à Paris, où il ouvre début 2022 un nouvel atelier avec le luthier Charles Coquet.
Nombre de ses archets sont aujourd’hui joués dans de grands orchestres à travers le monde.
Son travail a été récompensé par sept médailles d’or lors des concours de la Violin Society of America en 2012, 2016 et 2024, lui permettant d’obtenir le statut « Hors concours ».
Il a également obtenu le titre de « Meilleur Ouvrier de France » en 2019, le prix du meilleur archet d’alto pour ses qualités de jeu au concours Darling d’Amsterdam en 2016, ainsi qu’une médaille d’or et une médaille d’argent au concours de Mittenwald en 2010.
Née à Mirecourt en avril 1958, Catherine Baroin suit des études de sculpture sur bois à Neufchâteau, qui lui permettent d’entrer à SOFRALUT comme sculptrice en lutherie, puis comme luthière en mai 1979, avant de rejoindre SOMIFI. En novembre 1987, elle commence une formation d’archèterie chez Gilles Duhaut à Mirecourt.
En 1991, Alain Moinier l’invite à créer le secteur archèterie au sein de son entreprise. En parallèle, elle effectue des stages chez Franck Daguin, archetier à Lyon.
En février 1998, après une année de chômage durant laquelle elle suit une formation en comptabilité-gestion et effectue un stage chez Pierre Guillaume, archetier à Bruxelles, elle ouvre son propre atelier d’archèterie à Mirecourt.
Elle travaille principalement à la fabrication et à l’entretien d’archets du quatuor et complète la formation de jeunes archetiers.
Après toutes ces années enrichissantes de rencontres, d’échanges et de plaisir à pratiquer ce métier, Catherine Baroin ferme définitivement son atelier fin décembre 2025.
Les archets de Noel Burke, destinés au violon, à l’alto et au violoncelle et réalisés dans la tradition française, sont utilisés dans le monde entier par les orchestres et les ensembles de musique de chambre les plus prestigieux, ainsi que par certains des plus grands solistes du monde.
Noel Burke a fait partie du jury de plusieurs concours internationaux et a formé de nombreux archetiers de renom dans son atelier.
Son travail a été récompensé par huit médailles d’or lors de concours internationaux, dont le Grand Prix de la Ville de Paris pour un archet de violon en 1999, et six médailles d’or pour des archets de violon, d’alto et de violoncelle lors de deux concours de la Violin Society of America en 1994 et 1996. Il a également été récompensé au concours RNCM de Manchester en 1998.
Noel Burke a débuté sa carrière en 1989 par un apprentissage d’un an auprès de Charles Espey à Seattle (Washington, États-Unis), avant de s’installer à Paris où il a étudié avec Stéphane Thomachot pendant deux ans. Il est resté à Paris après sa formation, y vivant et travaillant pendant cinq ans.
Il vit et travaille actuellement à Carlow, en Irlande.
Fils du luthier Jacques Camurat, Pascal Camurat grandit dans l’atelier familial de la rue de Rome à Paris. En 1979, il entre à l’école de lutherie de Mittenwald, où il se forme auprès de Roland Sandner et obtient son diplôme en 1983.
En 1984, il rejoint son frère Bernard à Los Angeles, où il fréquente l’atelier de Hans Weisshaar et réalise son premier archet auprès de Paul Siefried.
De retour à Paris, il se perfectionne en archèterie auprès de Stéphane Thomachot, avant de rejoindre en 1987 l’atelier Charles Beare à Londres. En 1990, Pascal Camurat reprend avec son frère Bernard l’atelier familial, sous le nom de « Camurat Frères ». Depuis 2000, il se consacre principalement à la fabrication d’archets, tout en continuant à produire des violons.
Il est aujourd’hui installé à Montpellier. Son travail a été récompensé par une mention spéciale pour un archet de violoncelle au concours de Paris en 1991, un accessit pour un archet de violoncelle au concours de Manchester en 2001, ainsi que des mentions spéciales pour des archets de violon et de violoncelle au concours de Paris en 2004.
En 2023, il obtient le prix spécial du jury pour un archet de violon et le troisième prix pour un archet de violoncelle au concours de Mirecourt.
Claudia Carmona a suivi sa formation d’archetière à la Bow Making School of America auprès du maître Jean Grunberger.
Rapidement son travail s’impose par le caractère et la qualité de ses archets qui sont reconnus au niveau international par de grands artistes.
En 2010 elle s’installe à Angers puis en 2022, elle est sélectionnée pour intégrer la Cite Artisanale des Taillandiers à Paris. C’est dans ce cadre d’exception dédié à la création d’art que Claudia travaille directement avec les musiciens venus du monde entier.
Forte de son savoir-faire et de sa qualité d’écoute, ses recherches se nourrissent de l’exigence technique toujours croissante que les interprètes ont par rapport à l’évolution de la musique et de son contexte.
Denis Declerck est luthier et archetier. Originaire de Belgique, il a appris son métier durant 12 ans en Belgique, en Allemagne et en France avant de s’installer à Nice en 2003, où il reprend un atelier historique de lutherie fondé en 1929 par Silvio Tua, au 14 boulevard Jean-Jaurès.
En 2009, il rencontre Jean Grunberger lors d’un stage sur la cambrure des archets, qui lui donne la possibilité de raboter sa première baguette.
Il termine cet archet avec Mitsuaki Sasano qui, par la suite, lui enseigne l’archèterie, son second métier. Installé dans le Vieux-Nice, Denis Declerck se consacre à la fabrication, à la restauration et à l’entretien des instruments à cordes et des archets.
Depuis son enfance, la magie de la création artisanale et l’univers de la musique l’ont toujours fasciné.
Au fil des années, il a eu la chance d’apprendre son métier dans plusieurs ateliers, où des maîtres artisans lui ont transmis les techniques traditionnelles tout en l’incitant à explorer de nouvelles idées et tendances.
Cette expérience lui a permis de perfectionner son art et de comprendre l’importance de l’équilibre entre tradition et innovation.
Aujourd’hui, il est fier de proposer des archets artisanaux de qualité, façonnés avec soin et passion.
Chaque pièce est unique, un reflet de son amour pour son métier et de son engagement à répondre aux attentes de ses clients, tant sur le plan esthétique que fonctionnel.
Originaire de Saitama, au Japon, Yukari Katayama suit une formation dans une école de lutherie au Japon, puis travaille pendant plusieurs années comme réparatrice dans différents ateliers spécialisés dans les instruments à cordes.
S’intéressant particulièrement à la facture des archets, elle se forme d’abord au Canada auprès de l’archetier Michael Vann.
Après son installation en France en 2016, elle poursuit sa formation auprès de l’archetiere Cathy Baroin à Mirecourt.
Installée comme archetière indépendante à Mirecourt, elle se consacre à la fabrication, à la restauration et à l’entretien des archets de violon, d’alto et de violoncelle, dans le respect de la tradition française.
En 1996, Tibor Kovács s’inscrit à l’Ecole Régionale d’Archèterie de Crémone, dont il sort diplômé en 1998.
Cette même année Tibor Kovács commence à travailler avec son maître Emilio Slaviero, qui l’initie aux techniques de fabrication des archets modernes et baroques ainsi qu’aux techniques de restauration, et dans l’atelier duquel il restera plusieurs années.
Simultanément, à partir de 1996 il apprend la lutherie à l’Ecole Internationale de Lutherie « Antonio Stradivari » de Crémone (Italie) dont il obtient le diplôme en 2001.
En 2003, il s’installe à Paris où il travaille comme assistant chez Jean-François Raffin pendant 3 ans, peaufinant ainsi son style et sa technique.
Après de nombreux voyages professionnels en Italie, en Europe et en Amérique latine, Tibor Kovács est maintenant installé, depuis 2011, au 46 rue de Rome, dans l’atelier de Guy Coquoz avec lequel il a entrepris une fructueuse collaboration.
Gary Leahy a d’abord suivi une formation en réparation et restauration de violons auprès de John Harte, à l’atelier de violons Antonio Strings, en Nouvelle-Zélande. C’est en travaillant là-bas qu’il s’est de plus en plus passionné pour les archets.
Il est rentré en Irlande en 2002 pour suivre une formation de fabricant d’archets et a créé son propre atelier en 2005. À l’exception d’une année passée à travailler à Paris (à L’Atelier d’Arthur), il est depuis lors installé dans le comté de Mayo, en Irlande.
Ses archets de violon, d’alto et de violoncelle s’inspirent largement de la fabrication française d’archets de la fin du XVIIIe siècle et du début au milieu du XIXe siècle.
Parmi les distinctions qu’il a remportées, citons des médailles d’or pour des archets de violon, d’alto et de violoncelle au Concours VSA 2010, des médailles d’or pour des archets de violon et d’alto au Concours VSA 2012, ainsi que le Grand Prix de la Ville de Paris pour un archet d’alto en 2011.
Sylvie Masson est archetière, spécialisée dans la fabrication et la réparation d’archets baroques et modernes.
Élève de Bernard Ouchard à l’École d’archèterie de Mirecourt, elle complète sa formation auprès de Benoît Rolland et Roger Lotte.
Installée depuis 1978 rue de Moscou à Paris, elle consacre son activité à l’entretien des archets et à la fabrication d’archets baroques, classiques et modernes.
Elle est membre actif du Groupement des Luthiers et Archetiers d’Art de France (GLAAF), de l’IPCI France-Europe et de l’organisation du Concours international de lutherie et d’archèterie de Mirecourt. Elle est également membre de l’Entente Internationale des Luthiers et Archetiers.
Né en Espagne, Alberto Mateo s’est formé au métier d’archetier en Angleterre auprès de Chris Halstead, puis en France auprès de Gilles Duhaut.
Installé dans son atelier à Valladolid, en Espagne, il se consacre à la fabrication d’archets modernes et de modèles historiques, ainsi qu’à la réparation et à la restauration d’archets.
Son travail associe savoir-faire artisanal traditionnel et compréhension des exigences musicales, nourrie par son expérience de violoncelliste et de professeur de violoncelle.
Gabriel Pasquier débute sa formation en 2007, en rentrant à l’école de lutherie de Mirecourt, dans laquelle il a été formé à la lutherie du quatuor pendant 3 ans.
Après l’obtention du D.M.A. Il devient l’assistant de Sylvain BIGOT à Lyon. Pendant 6 ans il y restaure des archets de tous les grands maîtres français, tout en étant initié à la fabrication.
Il crée son atelier à Caromb (Provence) en 2016. Il se consacre principalement à la fabrication d’archets d’après les modèles des grands maîtres du 19ème siècle, et continue en parallèle la restauration d’archets anciens.
Magdalena Sapeta commence sa formation en lutherie et en restauration d’instruments dans un atelier de Katowice, en Pologne, avant de poursuivre ses études à l’École internationale de lutherie de Crémone, en Italie.
En 2006, elle ouvre son propre atelier en Espagne, où elle approfondit sa formation en archèterie auprès de Tibor Kovács.
Depuis 2020, elle travaille également à Leśna, ville d’origine de sa famille en Pologne, ainsi qu’à Cracovie.
Elle vit et travaille actuellement à Rouvroy-sur-Marne, en France.
Son travail a été récompensé par une médaille d’or pour un archet de violoncelle au concours international de Mittenwald en 2022, un deuxième prix pour un archet de violon au concours international de Pisogne en 2024, ainsi que deux deuxièmes prix pour des archets de violon et d’alto et un troisième prix pour un archet de violoncelle au concours international de Mirecourt en 2026.
Né en 1958 au Mans, Christophe Schaeffer grandit à Valence, dans la Drôme. Attiré par la musique et particulièrement par le violon, il s’oriente vers la facture instrumentale sur les conseils du luthier Jean-Yves Rouveyre.
En 1974, il intègre l’École nationale de lutherie de Mirecourt, où il se forme à l’archèterie auprès de Bernard Ouchard jusqu’en 1977.
En 1978, il reçoit une médaille d’or de la Violin Society of America pour un archet de violoncelle. Il rencontre ensuite Philippe Dupuy, luthier parisien et petit-fils d’Eugène Sartory, qui lui propose de travailler dans un atelier à Avignon.
Pendant plusieurs années, Christophe Schaeffer y fabrique des archets sous la signature « Dupuy à Paris ».
À partir des années 1990, il développe un style personnel fondé sur la sobriété, la qualité de la cambrure et la recherche sonore.
Son travail s’inspire notamment de Nicolas Voirin, Lamy Père et Eugène Sartory, avec une attention particulière portée à l’équilibre de la baguette et aux qualités musicales de l’archet.
Paul-Hugo Schloeder a commencé à apprendre l’archeterie auprès de Gilles Duhaut en 2020.
Il intègre ensuite la Maison Bernard et assiste Pierre Guillaume dans la fabrication, la restauration et l’expertise des archets.
C’est une période riche en découvertes qui lui a permis de développer un goût certain pour les archets anciens. Après cinq années d’expérience en fabrication et restauration d’archets, il s’installe à Mirecourt en janvier 2026, où il exerce au service des musiciens du quatuor. Comme il le précise, l’idée de l’archet de violoncelle classique de la vente au profit de l’IPCI est inspirée par François Xavier Tourte, afin de mettre le plus possible en valeur ce bois magnifique qu’est le pernambouc.
Ainsi la hausse est également faite en pernambouc tandis que le bouton est en ivoire de phacochère. C’est une mise en lumière de ce qui fait l’essence d’un archet : le pernambouc.
Jean-Yves Tanguy s’installe à Caen en 1984 et partage son temps entre construction, restauration, réparation et réglages tant en lutherie qu’en archèterie. Passionné de musique ancienne, il s’intéresse aux instruments « baroques » et côtoie nombre de musiciens spécialisés dans ce répertoire avec lesquels il travaille notamment à la reconstitution d’archets pour interpréter la musique ancienne, à partir des rares exemplaires originaux issus des collections privées ou conservés dans les musées.
En octobre 2018, il ouvre un nouvel atelier pour se consacrer exclusivement aux archets historiques.
Il participe régulièrement à des séminaires, expositions et ateliers sur les archets historiques et intervient dans différents conservatoires, orchestres ou ensembles orchestraux pour faire découvrir et « goûter » ces archets (originaux et copies).
Il organise régulièrement des rencontres ou workshops avec des archetiers et des musiciens spécialisés pour faire progresser la connaissance de ces archets, réfléchir et échanger sur les techniques de construction et les outils d’autrefois.
Il est membre fondateur de l’Aladfi dont il a été président pendant de nombreuses années.
C’est après des études de géologie que Joséphine Thomachot décide de s’orienter vers l’archèterie, en 2013. Elle passe ses deux premières années à découvrir le métier dans l’atelier de son père, Stéphane Thomachot. Il lui enseigne la méthode d’archèterie française, telle qu’il l’a lui-même apprise auprès de son professeur Bernard Ouchard, à l’école de Mirecourt.
À partir de 2015, Joséphine Thomachot a l’opportunité, à plusieurs reprises, d’approfondir son travail dans les ateliers de Noel Burke, d’Emmanuel Carlier, ainsi que d’Arthur Dubroca et Alexandre Aumont.
Aujourd’hui, son atelier est installé dans sa maison à Romainville, près de Paris. Son travail a été récompensé par trois certificats de mérite aux concours de la Violin Society of America : en 2016 pour un archet d’alto, en 2018 pour un archet de violon et en 2024 pour un archet de violoncelle.
Née en 1993 en Hongrie, Anna Vaczula commence l’apprentissage du violoncelle en 1999. De 2011 à 2014, elle étudie l’alto au conservatoire Richter János de Győr, avant d’intégrer l’école de lutherie de l’Académie de musique Franz Liszt de Budapest, où elle se forme de 2016 à 2019.
En 2019, elle rencontre l’archetier Tibor Kovács, auprès duquel elle poursuit depuis sa formation en archèterie. Son travail a notamment été récompensé par un deuxième prix dans la catégorie des archets d’alto au concours international de Mittenwald en 2022, puis par un troisième prix pour un archet de violon au concours international de lutherie et d’archèterie de Mirecourt en 2023.
On 3 December 2026, Vichy Enchères is organising a rather special auction of bows, held in aid of IPCI France-Europe – one of the four branches of the international association working to protect the pernambuco tree. To this end, several leading figures in contemporary bow-making have agreed to craft a bow especially for the occasion, in order to contribute to the conservation of this species, the extinction of which would jeopardise both tangible and intangible heritage.