30 novembre, 1er & 2 décembre 2021 : ventes d’instruments du quatuor

Les 30 novembre, 1er et 2 décembre 2021, se tenaient nos belles ventes d’instruments du quatuor. Les deux premières journées étaient consacrées aux instruments d’école et aux modèles d auteurs, tandis que la troisième clôturait les ventes en apothéose avec la dispersion de chefs-d’oeuvre de grands maîtres, dont beaucoup provenant des collections de musiciens à la renommée internationale Anner Bylsma, Isabelle Faust, Jean-Marie Gamard et Luben Yordanoff


Nos 20 plus beaux résultats

Lutherie

Archeterie

Violon de Stefano SCARAMPELLA
Violon de Stefano SCARAMPELLA

N° 75
Violon de Stefano SCARAMPELLA
171.120 €

N° 270
Violon « Le Faust » de Stephan VON BAEHR – Instrument ayant appartenu à la célèbre violoniste Isabelle Faust 
151.280 €

N° 175
Violon de Vincenzo SANNINO
68.200 €

N° 210
Violon petite taille d’Antonio et Girolamo AMATI
55 800 €

N° 120
Violoncelle de Pieter ROMBOUTS
50 840 €

N° 225
Violon d’Enrico Clodoveo MELEGARI
38 440 €

N° 115
Violoncelle de Just DERAZEY
34 720 €

N° 360
Violoncelle de Martin DIHL
34 720 €

N° 25
Violon Français de l’école de MEDARD
32 240 €

N° 315
Violon de Plinio MICHETTI
28 520 €

N° 100
Archet de violon de Dominique PECCATTE – Collection Luben Yordanoff 
124.800

N° 150
Archet de violon de Nicolas Rémy MAIRE
99.200

N° 350
Archet de violon d’Etienne PAJEOT –  Collection Luben Yordanoff 
64.480

N° 380
Archet de violon de Nicolas MAIRE
60 760 €

N° 330
Archet de violon de Joseph HENRY – Collection Luben Yordanoff 
50 840 €

N° 395
Archet de violoncelle de Nicolas MAIRE
47 120 €

N° 90
Baguette d’archet de violon de Nicolas Léonard TOURTE
45 936 €

N° 400
Archet de violoncelle d’Eugène SARTORY
43 400 €

N° 290
Archet d’alto d’Eugène Nicolas SARTORY – Collection Luben Yordanoff 
37 200 €

N° 130
Archet de violoncelle d’Etienne PAJEOT
37 200 €

Nos records *

* Records mondiaux à la date de la vente, sur les auteurs mentionnés associés à la typologie des instruments, en vente aux enchères publiques.

Violon de Jacques Pierre MICHELOT Instrument mis en vente par Vichy Enchères le 2 décembre 2021 © Christophe DARBELET

Pléthore d’instruments de musiciens internationaux

Un violoncelle de Giovanni Grancino, ex Jean-Marie Gamard

C’est un nouveau record que battait, jeudi 2 décembre 2021, un instrument de Giovanni Grancino.
Réalisé vers 1690-1695 par le pionnier de l’école de lutherie de Milan, ce violoncelle est un bel exemple d’instrument du XVIIème siècle et de la facture milanaise. En effet, la production de Giovanni Grancino conjugue sobriété typiquement milanaise et grande finesse. Le luthier est d’ailleurs communément considéré comme le plus raffiné de Milan. Ce violoncelle témoigne de son admirable savoir-faire, de la qualité de son exécution et de l’élégance de son dessin. Mêlant qualités acoustiques et esthétiques, cet instrument ne pouvait que séduire les grands musiciens, comme le confirme son exceptionnelle provenance.
Jean-Marie Gamard est l’un des plus grands violoncellistes de l’école française. Élève d’André Navarra (1911-1988), il est soliste à l’Opéra de Paris pendant vingt ans, de 1972 à 1992. Avec son quatuor Via Nova, fondé en 1968, il joue tous les chefs-d’œuvre du répertoire, de Beethoven à Saint-Saëns, en passant par Boccherini, Ravel ou encore Schubert. Très renommé, il parcourt le monde et se produit en Amérique, Asie, Europe et Scandinavie. Plusieurs vidéos l’immortalisent jouant sur ce violoncelle de Giovanni Grancino et quelques journaux le mentionnent.
Provenant également de la collection de Jean-Marie Gamard, plusieurs archets de violoncelle réalisés par Vigneron père (22.320€ frais compris), François-Nicolas Voirin (14.880€ frais compris), Morizot Frères (2.480€ frais compris) et Ouchard fils (16.120€ frais compris) ont trouvé acquéreur.

Un violon de Stephan von Baehr, ex Isabelle Faust

Les ventes d’instruments du quatuor sont principalement composées de modèles de grands maîtres du passé – généralement morts depuis des siècles – pouvant nous laisser croire que cet art s’est perdu avec eux. Pourtant, il existe une lutherie contemporaine de très haute qualité à l’origine d’instruments admirables et recherchés par les plus grands virtuoses de notre temps. C’est le cas de ce violon de Stephan von Baehr, surnommé “le Faust” en hommage à son ancienne propriétaire : Isabelle Faust…

En 30 ans de carrière, Stephan von Baehr s’est créé une réputation qui n’est plus à démontrer et qui fut jalonnée de succès internationaux. La qualité de ses instruments est attestée par leur présence dans les plus grands orchestres.

De fait, un grand nombre de ses créations sont jouées par les violons, altos et violoncelles solos des orchestres philharmoniques de Berlin, de Vienne, de Séoul, du Metropolitan Opera de New York ou encore de l’Opéra de Paris. Cette reconnaissance s’explique par une recherche constante du modèle idéal, reposant sur l’étude des grands maîtres et l’expérimentation. Le Faust a été réalisé suivant cette même logique puisque son modèle s’inspire d’un original de 1714, le Dauphin, réalisé durant la période d’or de Stradivari.

Isabelle Faust est l’une des musiciennes contemporaines les plus sollicitées et estimées au monde. Sa carrière, déjà bien remplie, et ses multiples enregistrements confirment le caractère exceptionnel de son talent.

Amoureuse de l’ancien comme du contemporain, elle ne pouvait qu’apprécier le savoir-faire de haute qualité de Stephan von Baehr. Leur collaboration a donné naissance à ce superbe violon, surnommé le Faust, qui marqua la carrière de la virtuose :

Très convoité, ce violon s’est envolé à un prix trois fois supérieur à l’estimation haute (151.280€ frais compris).

La collection Luben Yordanoff

Luben Yordanoff fut une figure incontournable du monde de la musique classique et occupa pendant plus de vingt ans la place de violon solo de l’Orchestre de Paris. A ce titre, il joua sur des instruments de haute qualité et Vichy Enchères proposa une quinzaine de ses archets à la vente. Tous en bon état, ils témoignent du grand soin dont fit preuve le musicien pour assurer leur conservation. Ses choix éclairés en matière d’instruments rendent compte de ses connaissances, de sa passion pour les archets, ainsi que des besoins exigeants engendrés par son activité de violon solo. Parmi les plus belles pièces de la collection se trouvaient un archet de Dominique Peccatte réalisé vers 1845 durant sa période d’or (128.960€ frais compris), ou encore un modèle d’Étienne Pajeot s’inscrivant également dans sa plus belle époque et parti à 64.480€ (frais compris).

La collection Anner Bylsma

Anner Bylsma, de son vrai nom Anne Bijlsma, est né à La Haye en 1934 et mort à Amsterdam en 2019. Son talent précoce l’amène à occuper, dès 1962, la place de violoncelle solo à l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam. Il y reste six ans tout en commençant une carrière de soliste. Il est l’un des pionniers de l’école baroque flamande et utilise des cordes en acier sur ses instruments d’époque afin de retrouver la sonorité la plus authentique et fidèle au répertoire joué. Cette approche des oeuvres est qualifiée d’historiquement informée, c’est-à-dire “une interprétation qui essaie de se rapprocher le plus possible des intentions et des conditions d’origine de la création d’une œuvre”[1].

En tant que virtuose et précurseur de l’interprétation historiquement informée, Anner Bylsma mit un point d’honneur à choisir des instruments adaptés à son répertoire, capables de restituer les sons d’origine et s’inscrivant dans le contexte de création des compositions. Il joua ainsi sur des instruments de premier ordre, à l’image de cette belle baguette d’archet de violoncelle de Pajeot, réalisée vers 1840, alors qu’il est au sommet de ses capacités. Celle-ci a trouvé preneur à 32.240€ (frais compris).


[1]www.francemusique.fr

Réunion des plus grands Maitres

La lutherie italienne et ses origines : un violon des Amati

Cette année encore, nous vous proposions des instruments de prestige réalisés par des luthiers iconiques, dont une création de la famille à l’origine de la lutherie : les Amati. Cette rareté, un exceptionnel violon de petite taille conçu par les frères Antonio et Girolamo Amati durant les années 1610-1615, a été vendue 55.800€ (frais compris).

La lutherie italienne était particulièrement bien représentée lors de ces ventes et plusieurs instruments ont affolé les enchères, à l’image du violon de Stefano Scarampella (171.120€ frais compris), de Vincenzo Sannino (68.200€ frais compris), d’Enrico Clodoveo Melegari (38.440€ frais compris), de Plinio Michetti (28.520€ frais compris) ou encore de Giuseppe Fiorini (26.040€ frais compris)… découvrez notre sélection ci-dessous :

Des grands noms de la lutherie française

Côté lutherie française, un intéressant violon de l’école du “Vieux Paris”, réalisé par Jacques Bocquay dans les années 1720-1725, est venu rivaliser avec le violoncelle de Boivin vendu au mois de juin 2021. Cet instrument a été vendu 18.600€ (frais compris).

Notons également qu’un violon de Jacques Pierre Michelot – ce singulier luthier à l’origine de la caisse en bateau -, daté vers 1800 et portant sa marque au fer, a également suscité l’intérêt des musiciens et des collectionneurs (10.540€ frais compris).

Une fois n’est pas coutume à Vichy Enchères, plusieurs records ont été battus, dont celui pour un instrument de François Couturieux (24.800€ frais compris).

Parmi les instruments ayant réalisés de beaux résultats, on signalera un violoncelle de Just Derazey (34.720€ frais compris), un violon d’Honoré Derazey (27.280€ frais compris), de Gand et Bernardel (26.040€ frais compris) ou encore un intéressant violoncelle de Paul Mangenot (23.560€ frais compris).

Pajeot à l’honneur

Pas moins de cinq archets d’Étienne Pajeot étaient rassemblés lors de la vente du 2 décembre 2021. Cette réunion d’instruments du maître mirecurtien nous donnait l’occasion de redécouvrir sa production, l’évolution de son style et ses innovations. Parmi ces modèles se trouvaient deux archets de violoncelle, un d’alto et deux de violon.

L’état remarquable, la qualité et la belle provenance de certains de ces instruments – deux archets appartenaient respectivement au violoncelliste Anner Bylsma (1934-2019) et au violoniste Luben Yordanoff (1926-2011) – ont été appréciés des connaisseurs et ont confirmé l’importance de Pajeot dans le panorama des archetiers français du XIXe siècle.

Le top de l’archèterie française

Enfin, les hommes qui firent les grandes heures de l’archèterie française furent à nouveau réunis lors de cette vente : Eugène Sartory, Ouchard fils, Nicolas Maire, Pajeot, Voirin… Ou encore Nicolas Léonard Tourte, le frère de François Xavier, qui fut consacré lors de la vente de juin 2021 au cours de laquelle un de ses archet réalisa un record ! La vente a confirmé le phénomène autour de cet archetier, puisque l’instrument proposé aux enchères est parti à 49.936 € (frais compris).  


30 NOVEMBER, 1 DECEMBER ET 2 DECEMBER 2021: PRESTIGIOUS SALES OF QUARTET INSTRUMENTS

Our prestigious sales of string quartet instruments took place on 30 November and 1 & 2 December 2021. The first two days were dedicated to school instruments and instruments by named makers, while the third one ended the sales with a flourish with the auction of masterpieces by great masters, including many from the collections of internationally renowned musicians: Anner Bylsma, Isabelle Faust, Jean-Marie Gamard and Luben Yordanoff.


The top 20 lot results

Violin family

Bows

Violon de Stefano SCARAMPELLA
Violon de Stefano SCARAMPELLA

No. 75
Violin by Stefano SCARAMPELLA
€ 171.120

No. 270
« Faust » violin by Stephan VON BAEHR – Instrument that belonged to the famous violinist Isabelle Faust 
€ 151.280

No. 175
Violin by Vincenzo SANNINO
€ 68.200

No. 210
Small violin by Antonio and Girolamo AMATI
€ 55 800

No. 120
Cello by Pieter ROMBOUTS
€ 50 840

No. 225
Violin by Enrico Clodoveo MELEGARI
€ 38 440

No. 115
Cello by Just DERAZEY
€ 34 720

No. 360
Cello by Martin DIHL
€ 34 720

No. 25
French violin of the MEDARD school
€ 32 240

No. 315
Violin by Plinio MICHETTI
€ 28 520

No. 100
Violin bow by Dominique PECCATTE – Luben Yordanoff Collection 
€ 124.800

No. 150
Violin bow by Nicolas Rémy MAIRE
€ 99.200

No. 350
Violin bow by Etienne PAJEOT – Luben Yordanoff Collection
€ 64.480

No. 380
Violin bow by Nicolas MAIRE
€ 60 760

No. 330
Violin bow by Joseph HENRY – Luben Yordanoff Collection
€ 50 840

No. 395
Cello bow by Nicolas MAIRE
€ 47 120

No. 90
Violin bow stick by Nicolas Léonard TOURTE
€ 45 936

No. 400
Cello bow by Eugène SARTORY
€ 43 400

No. 290
Viola bow by Eugène Nicolas SARTORY – Luben Yordanoff Collection
€ 37 200

No. 130
Cello bow by Etienne PAJEOT
€ 37 200

Record prices achieved *

* World records as of the date of the sale, for the makers in question in relation to the particular type of instrument, achieved via a public auction sale.

  • Viola bow by Henri Louis GILLET (Luben Yordanoff Collection) – € 28,520
  • Violin bow by André Georges RICHAUME – € 30,624
  • Violin by François COUTURIEUX – € 24,800
  • Violin by Jacques Pierre MICHELOT – € 10,540
  • Viola bow by Jules FETIQUE (Luben Yordanoff Collection) – € 30,624
Violon de Jacques Pierre MICHELOT Instrument mis en vente par Vichy Enchères le 2 décembre 2021 © Christophe DARBELET

Several instruments from international musicians

A cello by Giovanni Grancino, ex Jean-Marie Gamard

On Thursday 2 December 2021, this cello set a new record for an instrument by Giovanni Grancino.
Made around 1690-1695 by the founder of the Milan school of violin making, this cello is a fine example of a 17th century instrument and of the Milanese craftsmanship. Indeed, Giovanni Grancino’s output combines the typical Milanese sobriety with a great sense of refinement. The luthier is widely considered to be the best maker of the Milanese school. This cello is a testament to his admirable craftsmanship, the quality of his making and the elegance of his designs. Combining acoustic and aesthetic qualities, this instrument was destined to attract great musicians, as confirmed by its exceptional provenance.
Jean-Marie Gamard is one of the greatest cellists of the French school. A pupil of André Navarra (1911-1988), he was a soloist at the Opera de Paris for twenty years, from 1972 to 1992. With his Via Nova quartet, founded in 1968, he played all the masterpieces of the repertoire, including by Beethoven, Saint-Saëns, Boccherini, Ravel and Schubert. He was very famous and travelled the world, performing in America, Asia, Europe and Scandinavia. Several videos of him playing on this Giovanni Grancino cello provide a record for posterity, and it is also mentioned in newspapers articles.
Also from the collection of Jean-Marie Gamard, several cello bows made by Vigneron père (€ 22,320 including fees), François-Nicolas Voirin (€ 14,880 including fees), Morizot Frères (€ 2,480 including fees) and Ouchard fils (€ 16,120 including fees) found buyers on the day.

A violin by Stephan von Baehr, ex Isabelle Faust

Auctions of string quartet instruments often mainly include examples by great masters of the past – often dead for centuries – which may lead us to believe that the art of lutherie died with them. However, lutherie of the highest standard still exists today, and can be credited with producing wonderful instruments, sought after by the greatest virtuosos of our time. This violin by Stephan von Baehr, nicknamed the “Faust” in homage to its previous owner Isabelle Faust, is one of these.

Over the course of a 30-year career marked by international acclaim, Stephan von Baehr has built a reputation that speaks for itself. The quality of his instruments is the reason why they found their way to the greatest orchestras.

Indeed, many of his instruments are played by the solo violinists, violists and cellists of the philharmonic orchestras of Berlin, Vienna and Seoul, as well as the Metropolitan Opera in New York and the Opera de Paris. This mark of recognition is explained by his constant search for the ideal model, which combines the study of the great masters with personal experimentation. The Faust was made following this same methodology since its model was inspired by an original Stradivari from 1714, The Dauphin, made during the golden period of the Cremonese master.

Isabelle Faust is one of the most sought-after and esteemed musicians in the world today. Her stellar career to date and numerous recordings attest to the exceptional nature of her talent.

A lover of the old and the new, she could not fail to appreciate the high quality of Stephan von Baehr’s craftsmanship. Their collaboration gave birth to this superb violin, known as the Faust, which left an indelible mark on the virtuoso’s career.

The very high interest in this violin resulted in it selling for three times the high estimate (€ 151,280 including fees).

The Luben Yordanoff collection

Luben Yordanoff was an important figure in the world of classical music, and for more than twenty years occupied the position of principal violinist of the Orchestre de Paris. In this capacity, he played on instruments and bows of the highest calibre and Vichy Enchères offered about fifteen of his bows for sale this time around. All in good condition, they attest to the great care taken by the musician to ensure their preservation. The enlightened choices he made in selecting instruments for his collection reflect his knowledge, his passion for bows, as well as the demanding needs of a solo violinist. Among the most beautiful pieces in the collection was a bow by Dominique Peccatte made around 1845 during his golden period (€ 128,960 including fees), and an example by Étienne Pajeot, also from his best period, which went for € 64,480 (including fees).

The Anner Bylsma collection

Anner Bylsma, whose real name is Anne Bijlsma, was born in The Hague in 1934 and died in Amsterdam in 2019. His early talent led him to occupy, from 1962, the position of principal cellist in Concertgebouw Orchestra of Amsterdam. He remained there for six years while embarking on a career as a soloist. He is one of the pioneers of the Flemish Baroque school and used steel strings on his period instruments in order to produce the most authentic sound and be most faithful to the repertoire he played. This approach is referred to as historically informed, in other words « an interpretation that tries to come as close as possible to the original intentions and conditions of the creation of a composition »[1].

As a virtuoso and a pioneer of historically informed interpretations, Anner Bylsma was particularly careful in selecting instruments suited to his repertoire, capable of reproducing the original sounds of the time, and consistent with the historical context in which the works were created. He therefore played on first-class instruments and bows, such as this beautiful cello bow stick by Pajeot, made around 1840, when he was at the height of his abilities. It found a buyer at € 32,240 (including fees).


[1]www.francemusique.fr

The greatest masters reunited

Italian violin making and its origins: a violin by the Amatis

Once again this year, we offered for sale prestigious instruments made by legendary makers, including an example by the family at the origins of violin making: the Amatis. This exceptionally rare small-sized violin made by brothers Antonio and Girolamo Amati during the years 1610-1615 sold for 55,800 € (including fees).

Italian violin making was particularly well represented at these sales and several instruments created a lot of excitement, including violins by Stefano Scarampella (€ 171,120 including fees), Vincenzo Sannino (€ 68,200 including fees), Enrico Clodoveo Melegari (€ 38,440 including fees), Plinio Michetti (€ 28,520 including fees) and Giuseppe Fiorini (€ 26,040 including fees). Below is a selection of these instruments:

Big names in French violin making

On the French violin making front, an interesting violin of the “Vieux Paris” school, produced by Jacques Bocquay in the years 1720-1725, ended up rivalling the cello by Boivin sold in June 2021. This instrument sold for € 18,600 (fees included).

We should also point out that a violin by Jacques Pierre Michelot – this original maker behind the boat-shaped body instruments -, dated from around 1800 and bearing his brand, was also the subject of a lot of interest from musicians and collectors (€ 10,540 including fees).

Unusually for Vichy Enchères, several records were broken during these sales, including the one for an instrument by François Couturieux (€ 24,800 including fees).

Among the instruments that achieved great results, it is worth mentioning a cello by Just Derazey (€ 34,720 including fees), a violin by Honoré Derazey (€ 27,280 including fees), a violin by Gand et Bernardel (€ 26,040 including fees) and an interesting cello by Paul Mangenot (€ 23,560 including fees).

Pajeot in the spotlight

No fewer than five Étienne Pajeot bows were included in the sale on 2 December 2021. This collection of bows by the master of Mirecourt gave us the opportunity to rediscover his output, the evolution of his style and his innovations. Among these were two cello, one viola and two violin bows.

The remarkable condition, quality and prestigious provenance of some of these bows – two of them belonged to cellist Anner Bylsma (1934-2019) and violinist Luben Yordanoff (1926-2011) – resulted in much interest from connoisseurs, therefore confirming the importance of Pajeot in the 19th century French bow making landscape.

The pinnacle of French bow making

Finally, the makers who were are the heart of the golden age of French bow making were once again reunited through this sale: Eugène Sartory, Ouchard fils, Nicolas Maire, Pajeot, Voirin… Among them was Nicolas Léonard Tourte, the brother of François Xavier, who was the subject of much interest during the sale of June 2021 when one of his bows achieved a record price! The December sale confirmed the enthusiasm for this bow maker, since his bow in the auction sold for € 49,936 (including fees).

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